Voilà, comme promis, même si j'ai un peu de retard, je vous offre le début du prologue (pas en entier). Vous l'aurez complètement au fil des jours, ne vous inquiétez pas. C'est un premier jet, donc pas vraiment corrigé. Le premier paragraphe me gêne beaucoup, enfin, jugez-en par vous-même :
Edit du 25 mars 2007 : Je ne garderai probablement pas ce prologue dans mon histoire, mais le laisse quand même ici. Merci pour les commentaires !
Prologue :
Peamma é
Peamma était vieille, très vieille, mais possédait encore des ressources physiques et mentales qu’elle-même ne soupçonnait pas avoir. C’était une fermière, ou plutôt une « éleveuse » de lapins, car elle ne connaissait aucune femme comme elle qui n’élevait ni vaches, ni poules, ni chèvres, ni moutons.
Elle était très attachée à ses amis à quatre pattes et à la queue rondelette. Elle en avait de toutes sortes, des petits, des grands, des gros, des maigres, des paresseux, des sportifs, des excités, des doyens, des jeunes, des nouveaux-nés, des bruns, des blancs et même des roses ! Depuis toute petite elle nourrissait cette passion pour les lapins et dès qu’elle en trouvait un blessé ou en mauvais état dans la forêt elle le recueillait. Elle ne se souciait pas du nombre. Elle en avait déjà plus d’une centaine, alors un de plus un de moins ne faisait pas de grande différence. Et c’était sans compter sur les portées qu’avaient toutes les femelles la même période de l’année. Mais cela ne gênait pas Peamma, au contraire, dès qu’un lapin naissait, elle savait que la journée allait être excellente pour elle et ses compagnons, et elle l’était toujours.
Tous ses animaux vivaient dans une immense grange abandonnée qui se trouvait non loin de chez elle. Parfois, il arrivait que certains d’entre eux se chamaillent et en viennent à se battre, mais généralement la bonne entente régnait au sein de la « famille ». Il arrivait aussi que des loups ou des ours viennent attaquer ses protégés, mais les cinq molosses qu’elle possédait se chargeaient de les protéger. Non, vraiment, ses lapins ne couraient aucun danger d’aucune sorte. Et puis, en groupe, ils savaient se défendre.
Bien sûr, restait le problème des maladies. Ah, les maladies ! Une seule fois, et cela remontait à des dizaines d’années en arrière, un de ses animaux avaient attrapé un terrible virus qui avait infecté pratiquement tous ses congénères, les menant à la mort. Ah, ce jour-là avait été un jour néfaste, et plus des trois quarts des lapins de l’époque étaient décédés. Peamma avait failli ne pas s’en remettre.
Mais son élevage s’était rapidement remis de ces péripéties, et son nombre avait triplé en moins de quelques mois, jusqu’à atteindre la taille qu’il avait désormais aujourd’hui.
La vieille dame vivait au beau milieu de la campagne à la lisière d’une grande forêt. Malgré le fait que l’endroit était paisible et confortable, son habitation était la seule à des kilomètres à la ronde, et ce n’était pas pour lui déplaire, car elle aimait la solitude. Elle n’avait pas de mari et pas d’enfant. Le seul homme qu’il n’y avait jamais eu dans sa vie – hormis son père, bien sûr, et encore, celui-ci l’avait abandonné quand elle était en bas âge – avait été Mark, l’amant qu’elle avait eu durant une dizaine d’années, lorsqu’elle était encore jeune fille. Mais ce dernier avait été assassiné dans des conditions abominables, et elle ne s’en était jamais remise. Dès lors, elle avait décidé qu’elle n’aurait plus jamais de compagnons dans sa vie. Et jusque là, elle avait tenu sa promesse.
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